Quelle différence fais-tu entre peindre et dessiner ?

Peindre est un souffle d’énergie. La peinture apporte à mes dessins une sonorité qui parle directement à l’âme.

Dessiner m’est vital. Le dessin, par ses représentations, va plutôt titiller la raison.

Comment travailles-tu?

En deux phases antagoniques.

Debout et frénétiquement pour la peinture, assis et sereinement pour le dessin.

D’abord la peinture. Il me faut m’isoler du monde pendant plusieurs heures, idéalement plusieurs jours. Je réalise plusieurs peintures en même temps, il y en a un peu partout, c’est une étape de chambardement où je m’implique pleinement en très peu de temps.

Puis le dessin, qui est une phase plus sereine que je peux pratiquer n’importe où. C’est un travail généralement apaisant qui s’installe dans la durée.

As-tu une couleur préférée ?

Je ne pense pas, mais avec le temps je constate que mes tableaux à fond jaune / orange sont eux qui me touchent le plus. Je souhaite explorer l’ensemble de la palette chromatique, je ne m’interdis donc aucune couleur ou association.

Comment en es-tu arrivé à ce style ?

Suite à une succession d’échecs que j’ai saisi comme pistes pour avancer.

Que racontes tes créations ?

Elles décrivent l’humain, ses joies, ses peurs, ses croyances, ses envies.

Je ne cherche pas à passer un message distinct dans un tableau. Je laisse mon inconscient guider mes pinceaux et plumes en gardant une cohérence visuelle globale.

Qu’aimes-tu?

La simplicité, les sourires, le regard pétillant de mes enfants, les excès.

Que n’aimes-tu pas ?

Le côté obscur de l’être humain. Mes personnages souriants sont pour me réconforter, et les monstres sont pour exorciser ce côté sombre.

Quels sont tes rêves ?

De rendre heureux mes enfants, et si possible, de les voir grandir dans un monde meilleur.

De passer une nuit à la belle étoile sous les aurores boréales.

Que penses-tu de la vie ?

Qu’elle est capable du pire comme du meilleur et qu’il est important de tout faire pour vivre le meilleur en évitant le pire.

D’où te vient ton monde imaginaire ?

Pour être honnête, je n’en sais rien. Et c’est heureux car cela confirme que c’est bien mon monde à moi.